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 LES ECOLES DE COMMERCE
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les IAE, une alternative aux écoles de commerce

 

éconnus du grand public, les instituts d'administration des entreprises (IAE) sont devenus des alternatives aux écoles de commerce. Créés dans les années 1950 pour donner une compétence en gestion aux ingénieurs et autres diplômés à une époque où la France manquait de cadres, ils ont fini par s'imposer comme de véritables écoles de management au sein des universités.

La reconnaissance progressive des sciences de gestion au sein des universités et, en 2005, la réforme "LMD" (licence-master-doctorat) a renforcé leur attractivité. Comme les écoles de commerce, les IAE sélectionnent leurs étudiants et, pour la plupart d'entre eux, les admettent au niveau bac + 2. Mais ils ne pêchent pas dans les mêmes viviers : tandis que les écoles de commerce (ESC) recrutent des élèves par la voie élitiste des classes préparatoires, les IAE sélectionnent des étudiants titulaires d'un diplôme universitaire de technologie (DUT, obtenu à l'issue d'un cursus de deux ans en IUT) et des étudiants en licence d'économie et de gestion, mais aussi dans des cursus plus généralistes.

La concurrence risque-t-elle d'être plus vive à l'avenir ? Pierre Louart, président du réseau des IAE et directeur de celui de Lille, veut le croire : "L'intérêt des élèves de prépas pour nos formations va croissant au fur et à mesure que notre image s'améliore. Un petit pourcentage de nos étudiants viennent maintenant des prépas." Par ailleurs, les deux structures sont en concurrence au niveau de la formation continue et du recrutement au niveau master, dans la mesure où les écoles de commerce admettent directement en deuxième année des étudiants titulaires d'une licence ou d'une maîtrise.

Les deux tiers des diplômes que délivrent les IAE sont des masters professionnels de management (ressources humaines, finances, audit, marketing...). Par ailleurs, les IAE sont habilités à délivrer des doctorats - ce que seule HEC peut faire parmi les grandes écoles de commerce - et leurs enseignants académiques sont des docteurs.

Reste que le prestige et les financements des écoles de commerce dépassent de loin ceux des IAE. "Imaginez un étudiant admis à la fois dans une grande école et dans un IAE. Il y a de grandes chances qu'il choisisse la première", assure Pierre Aliphat, délégué général à la Conférence des grandes écoles. Les business schools sont, par ailleurs, capables de se payer les grandes pointures de l'enseignement international et leur réseau d'anciens élèves surpasse celui des IAE, considère le délégué général. L'ouverture de l'enseignement à l'international demeure également un de leurs atouts majeurs. Mais les IAE ont, de leur côté, une bonne réputation en matière de recherche et de professionnalisation, et, argument non négligeable, leur coût n'a rien à voir avec celui des grandes écoles. "Nous faisons aussi bien avec un budget deux fois moindre ", n'hésite pas à affirmer Pierre Louart.

Alors qu'une école de commerce coûte de 6 000 à 11 000 euros par an, les étudiants des IAE paient les droits d'inscription universitaires (171 euros pour une année de licence, 231 euros pour une année de master) auxquels peuvent s'ajouter des frais complémentaires facultatifs qui n'excèdent pas, sauf exception, 900 euros par an.

Mathilde Gabillet, étudiante en deuxième année de master professionnel marketing et pratique commerciale à l'IAE de Paris (université de Panthéon-Sorbonne), s'était d'abord intéressée aux écoles de commerce. "Quand j'ai vu le coût ne serait-ce que des concours, j'ai laissé tomber, raconte-t-elle. Et puis je souhaitais rester dans le système universitaire pour être sûre de la valeur de mon diplôme. "

Si les IAE n'arrivent pas au niveau des HEC, Essec, ESCP-EAP, EM-Lyon et autre Edhec, les meilleurs d'entre eux prétendent rivaliser avec des écoles de très bon niveau comme Audencia Nantes ou l'ESC Grenoble. L'IAE d'Aix-en-Provence (université Paul-Cézanne) figure, avec l'IAE de Paris, parmi les plus renommés. Le premier a obtenu la certification européenne Equis et le second est en passe de l'obtenir. Ce label de qualité n'est détenu que par 118 établissements à travers le monde.

Pour disposer de plus de ressources, l'IAE d'Aix-en-Provence propose à ses étudiants en formation initiale des compléments d'enseignement facultatifs, sous forme de diplôme d'université facturé 3 700 euros (85 % des étudiants le prennent). "Mais, précise son directeur, Patrick Rousseau, tous les étudiants qui ont besoin d'une formation et n'ont pas les moyens de la payer peuvent obtenir une dérogation sur dossier."

Quels sont les débouchés des IAE ? Les organisations publiques et territoriales, l'économie sociale, et principalement les PME mais aussi les grandes entreprises pour les instituts les plus importants. L'insertion de leurs diplômés est excellente et leur salaire de sortie ne sont pas très éloignés de ceux des grandes écoles de commerce.

Reste que, à l'heure de l'autonomie des universités et de la constitution des pôles de recherche et d'enseignement supérieur dont la vocation et de favoriser les relations des universités avec les organismes de recherche et les grandes écoles, les IAE craignent que leurs spécificités ne soient pas reconnues. "Le plus gros danger, analyse Patrick Rousseau, serait qu'on oublie les IAE dans le panorama des formations aux managements."


Sur le Web : Reseau-iae.org et Cge.asso.fr.


Martine Laronche

31 établissements en France, 37 000 étudiants

On dénombre 31 instituts d'administration des entreprises en France. Ils accueillent près de 37 000 étudiants dont environ 28 000 en formation initiale.

Un chiffre à comparer avec les écoles de commerce membres de la Conférence des grandes écoles qui comptent près de 80 000 étudiants, dont environ 46 000 dans le programme grande école.

Article paru dans l'édition du 01.12.09

Les IESG

 

L'ISEG Bordeaux fait partie d'un groupe d'écoles ISEG implantées dans 7 villes (Bordeaux, mais aussi Lille, Lyon , Nantes, Paris, Strasbourg et Toulouse) .

 

Le programme ISEG Sup' met en avant son orientation internationale  en dispensant certains cours en langue anglaise, en proposant des stages à l'étranger, des séjours d'études hors de l'héxagone, certains "doubles diplômes" aussi.

 

Il existe deux autres programmes : un spécialisé en marketing-communication, l'autre en finances-comptabilité. Le premer existe partour, le deuxième dans la moitié des écoles (dont Bordeaux)

 

De statut strictement privé, d'un coût de 5400 euros par an en

2008-2009 (plus les frais des séjours à l'étranger), le diplôme délivré n'est pas visé par l'Etat, et ne présente aucun label officiel (master, conférence des grandes écoles, AACSB, Equis, répertoire des certifications, ISO 2000...).

 

Ce sont des écoles "à recrutement normal niveau bac". On y entre en première année sur un concours national commun nommé "concours PRISM"

(site pour en savoir plus : www.concours-prism.com) . Les épreuves du concours : dossier + tests (notamment en langues) + entretiens de motivation. Possibilités d'admissions parallèles en deuxième, troisième ou quatrième années. Le concours PRISM est spécifique au programme "ISEG Sup". Pour les deux autres programmes précédemment signalés, le recrutement se fait localement.