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| LA PROCEDURE D'INSCRIPTION Les principes et les dates : Un power-point de mon collègue Patrick Cotelette pour bien vous inscrire : innovation de taille dans l'enseignement supérieur : les inscriptions en première année vont se faire, à partir du 20 janvier, sur un même portail Internet pour la quasi-totalité des formations. Le site admission-postbac.fr/ va centraliser presque toutes les filières, qu'elles soient non sélectives, comme l'université, ou sélectives, comme les IUT (instituts universitaires de technologie), ou les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).  | "L'objectif consiste à présenter sur un même niveau et avec un même affichage l'ensemble de l'offre post-bac, explique Claude Jolly, sous-directeur à la direction générale de l'enseignement supérieur. Le site vise à combattre l'idée qu'il existerait des filières réservées à des initiés." Avant Admission-postbac, les procédures d'inscription étaient très diverses. Pour l'université, elles pouvaient être organisées au niveau interacadémique, comme avec le système Ravel pour l'Ile-de-France, ou académique (Candisup en Bretagne) ou encore au niveau de chaque établissement. Le nouveau dispositif a fait l'objet d'une montée en puissance progressive. Initié en 2002 pour l'inscription en classe prépa, il s'est élargi, en 2008, à 24 académies (sur 30 en France), dont la moitié pour toutes leurs formations. EQUITÉ ET TRANSPARENCE Les étudiants ont jusqu'au 20 mars pour saisir l'ensemble de leurs voeux de formation. Ils peuvent en émettre jusqu'à 36 mais, en général, la moyenne des voeux est d'un peu plus de quatre. Avec ce nouveau système, il est important que les candidats saisissent leurs voeux par ordre de préférence, du plus élevé, aussi ambitieux soit-il, au moins attractif. Pour ceux qui auraient des remords, la hiérarchie des voeux est modifiable jusqu'au 6 juin. En revanche, il est impossible, au-delà du 20 mars, d'ajouter des formations. "Le dispositif est conçu pour accorder à l'élève de façon équitable et transparente son voeu le plus élevé possible compte tenu de son dossier", poursuit Claude Jolly. Dès qu'un élève refuse une proposition à un de ses voeux, celle-ci est automatiquement remise dans le circuit. "Avant que les classes préparatoires n'entrent dans le système, les élèves élaboraient des stratégies complexes pour avoir une chance de décrocher une place, explique Jean-Claude Lafay, proviseur dans un lycée parisien et secrétaire national du Syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale (SNPDEN). Maintenant, nous donnons comme conseil aux lycéens de classer leurs voeux uniquement dans l'ordre de leurs préférences." Les candidats doivent ensuite attendre le 9 juin, date de la première phase d'admission, pour que leur soit faite une proposition. Ils pourront y répondre soit par un "oui définitif", un "oui mais", un "non mais" ou une "démission générale". Les deux dernières options sont à éviter si on ne veut pas se retrouver sans affectation. En revanche, ceux qui n'auraient pas leurs premiers choix peuvent répondre "oui mais", en espérant qu'à la deuxième phase d'admission (le 23 juin) ou à la troisième (14 juillet), ils puissent bénéficier d'une meilleure proposition. Risque-t-on au final de se retrouver le bec dans l'eau ? Si le lycéen ne postule que pour des établissements sélectifs, et que son dossier est moyen, il court un risque. Dans ce cas, il est recommandé de mettre dans ses propositions une université, mais pas dans ses premiers voeux si l'on ne veut pas y être affecté d'emblée. innovation de taille dans l'enseignement supérieur : les inscriptions en première année vont se faire, à partir du 20 janvier, sur un même portail Internet pour la quasi-totalité des formations. Le site Admission-postbac.fr va centraliser presque toutes les filières, qu'elles soient non sélectives, comme l'université, ou sélectives, comme les IUT (instituts universitaires de technologie), ou les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Détail pratique, les candidats ont intérêt à ne pas changer d'adresse Internet ou de numéro de téléphone portable. Par ailleurs, il est impératif, lors des phases d'admission, de consulter quotidiennement son dossier électronique, car le postulant dispose d'un délai de 72 heures pour répondre à la proposition qui lui est faite. Sinon, il est définitivement éliminé. Toutes les formations ne sont pas accessibles sur le site, certaines pour des raisons techniques, d'autres parce qu'elles souhaitaient garder la maîtrise du processus d'inscription. Ainsi, la majorité des écoles d'ingénieurs post-bac sont présentes, mais pas les écoles de commerce, ni les écoles spécialisées (architecture, beaux-arts, écoles paramédicales, notariat, etc.), ni les Instituts d'études politiques (IEP de province et Sciences Po Paris). MAÎTRISE DES FLUX Paris-Dauphine, qui a un statut de grand établissement depuis 2004 lui permettant de sélectionner ses candidats, n'a pas souhaité non plus intégrer le dispositif. "Une université sélective comme Dauphine se doit de maîtriser ses flux d'étudiants entrants, tant sur le plan quantitatif qu'en termes qualitatifs, sur leur profil, argumente Pierre Volle, vice-président à l'université Paris-Dauphine. En l'état actuel des choses, le système Admission-postbac ne nous offre pas de visibilité suffisante pour garantir cette maîtrise des flux." Au ministère de l'enseignement supérieur, on assure, au contraire, qu'avec le nouveau dispositif, les établissements sélectifs continuent d'avoir la maîtrise des flux - puisque ce sont eux qui établissent la liste des candidats retenus et les classent - et l'on ne désespère pas de convaincre les récalcitrants. Des discussions sont en cours pour intégrer dans le dispositif les IEP de province, les écoles de commerce post-bac et les formations du ministère de la culture à la rentrée 2010. (Source : Martine Laronche, Le Monde, 16 janvier 2009) Inscription dans le supérieur : à vos marques !  , mercredi 13 juin 2010
Il ne suffit plus d'exhiber son bac pour voir s'ouvrir les portes du supérieur. Aujourd'hui, le passage du statut de lycéen à celui d'étudiant est très réglementé, et même chronométré. Un parcours du combattant composé de sept obstacles à bien négocier pour étudier selon ses voeux Mise en place en 2009, la procédure d'admission post-bac (APB) s'ouvre le 20 janvier. Les lycéens de terminale ont deux mois pour enregistrer leurs choix. Les propositions d'admission arrivent entre le 10 juin et le 15 juillet et la date d'inscription définitive varie selon les établissements. Les sept erreurs à éviter pour réussir son inscription.
Multiplier ses choix Admission.org permet de faire 36 choix. " Difficile de monter à 36 ", estime Elisabeth Poinat, conseillère d'orientation-psychologue, qui conseille pourtant d'" en faire le plus possible ". " Jamais moins de 4 ou 5, même pour ceux qui sont sûrs d'eux ", ajoute Martine Daridan, une autre " CO-psy " parisienne. L'erreur la plus classique consiste à croire qu'en ne mettant qu'un seul choix - qui plus est sélectif - on augmente ses chances de l'avoir. C'est faux. " Un 4e tour est organisé pour ceux qui n'ont rien, mais on y propose les places qui restent dans sa région, qu'elles soient ou non en lien avec le choix de l'élève. " Mieux vaut donc éviter ce cas de figure. Tous les lycéens de terminale générale, technologique ou professionnelle des établissements publics ou privés sous contrat, du centre d'enseignement à distance ou d'un centre de formation d'apprentis doivent s'inscrire. Même s'ils doutent de leurs chances au bac. Ce portail est obligatoire pour la plupart des inscriptions, dans des établissements publics ou privés. Nouveauté de l'année, les écoles d'architecture viennent de rejoindre le portail. Reste de nombreuses écoles médicales qui, elles, ont leur mode de recrutement. " Ce qui n'empêche pas de s'inscrire sur le portail, pour une place à l'université dans le cas où l'on n'est pas pris dans la ou les écoles convoitées ", rappelle-t-on au ministère de l'enseignement supérieur.
Trouver une classe préparatoire à son niveau On peut choisir 12 prépas dont 6 maximum par voie. Le scientifique qui hésite entre deux voies peut retarder son choix en faisant 6 voeux dans une voie et 6 dans une autre. Avec toujours en tête l'idée qu'on choisit une classe préparatoire " en fonction de son niveau d'abord. Un étudiant progresse souvent plus dans une prépa où il se sent bien que dans un lycée trop sélectif où il sera le dernier de la classe. Les conseils des professeurs principaux sont précieux, car ils connaissent le niveau des élèves et des classes convoitées ", rappelle Mme Poinat. Ne pas attendre mars pour entrer ses choix " Mieux on connaît les établissements, moins on a de risques de se tromper d'orientation ", prévient Mme Daridan, CO-psy au CIO Mediacom. Entre le 20 janvier et le 20 mars, " il faut faire ses choix, sans précipitation. Mais on peut en changer l'ordre jusqu'au 4 juin ", rappelle Mme Poinat.
Se connecter une fois les choix opérés Entre le 10 et le 13 juin, chaque jeune reçoit une proposition. Il doit se connecter à son compte pour en prendre connaissance. S'il obtient son premier voeu, il doit l'accepter tout de suite. Sinon, il peut répondre " oui, mais ", en espérant obtenir un voeu qu'il a mieux classé. Le classement est d'autant plus important que, d'un tour à l'autre, on ne peut obtenir qu'un voeu situé plus haut dans son choix. Tout se joue donc avant le 4 juin.
Choisir une université dans son académie " Il faut demander au moins une filière non sélective, explique Mme Daridan. Tout le monde ne trouvera pas place en filière sélective, et on fait de très bonnes études à l'université aussi. " En théorie, on peut s'inscrire dans n'importe quelle université, mais " les lycéens qui demandent des filières encombrées doivent faire un voeu dans leur académie, où ils sont en théorie prioritaires ", ajoute la conseillère. Il faut garder à l'esprit que certaines filières, comme le théâtre, le cinéma ou les arts en général, proposent moins de places qu'elles ne reçoivent de candidatures.
Faire des voeux correspondant à ses bulletins scolaires Inutile de demander les établissements les plus sélectifs avec des moyennes très justes. Il faut aller aux journées portes ouvertes avec ses bulletins, et demander l'avis des enseignants présents. Ils sont les plus à même de savoir sur quels critères ils recrutent. Ne pas négliger son classement Le classement des voeux est difficile, mais " les lycéens sont plus souvent piégés par un dossier qu'ils ne renvoient pas à une école ou parce qu'ils ne répondent pas à temps à la proposition qui leur est faite ", précise-t-on au ministère. A partir du 10 juin arrivent en effet les propositions d'admission. Le candidat dispose de 72 heures pour y répondre. Après, il est considéré comme démissionnaire et ses voeux sont annulés. Maryline Baumard © Le Monde | |
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