| Droit et science-po Etudier le droit et les sciences politiques LEMONDE.FR | 15.02.11 | 17h40
QU'APPREND-ON EN FAC DE DROIT ?
Au fil des trois années de licence universitaire, les étudiants de droit se spécialisent peu à peu pour aborder autant le droit privé – droit civil, commercial, social, international – que le droit public – constitutionnel, administratif, fiscal… – ainsi que le droit pénal et les règles de procédure. Parallèlement, sont enseignées des matières comme les sciences politiques, l'histoire contemporaine ou les relations internationales. Ensuite, tout se décide réellement en master, lorsque les étudiants doivent choisir entre des mentions en droit public, droit privé ou encore droit des affaires, elles-mêmes divisées en spécialités plus pointues. Certains opteront alors pour les instituts d'études judiciaires préparant aux concours (École nationale de la magistrature, avocat…), d'autres, pour un diplôme de juriste conseil en entreprise (DJCE).
DES "COLLÈGES DE DROIT" Certaines grandes universités, comme Montpellier 1 ou Panthéon-Assas, à Paris, ont ouvert des "collèges de droit". Dûment sélectionnés, généralement parmi les bacheliers des séries générales titulaires de mentions "bien" ou "très bien", un petit nombre d'étudiants y suivent une licence renforcée avec des unités d'enseignement complémentaires. À l'université de Montpellier, ce cursus s'effectue dans le cadre d'un DU (diplôme d'université).
CAPA OU ENM ? Si en théorie une première année de master validée suffit pour postuler à l'ENM (École nationale de la magistrature) ou dans un centre régional de formation professionnelle d'avocat (CRFPA) menant au certificat d'aptitude à la profession d'avocat (Capa), la majorité des étudiants se présentent après l'obtention d'un master complet. Avec 80 places par an ouvertes aux étudiants – contre 192 en 2005! –, l'ENM est plus que jamais réservée aux meilleurs. Un parcours en institut d'études politiques (IEP) peut représenter un atout pour préparer le concours de l'ENM. "Si les étudiants passés par Sciences Po ont, grâce à leur méthodologie, l'avantage pour l'épreuve de culture générale du concours de l'ENM basée sur une note de synthèse, indique Olivier Joullin, vice-président du tribunal de grande instance (TGI)de Bordeaux et membre du conseil d'administration de l'ENM, le renforcement de la présence du droit pénal impose d'avoir étudié le droit sous un aspect technique, comme à l'université."
LE DROIT, VERSION COURTE On peut aussi devenir juriste en 2 ans. Le DUT carrières juridiques propose ainsi, à côté des disciplines juridiques, des matières telles que la comptabilité ou l'informatique et s'achève par un stage long propice à l'insertion professionnelle. Signalons également le tout récent BTS notariat – créé en 2008 –, qui forme des assistants et collaborateurs de notaires. Des licences professionnelles se développent également, avec des spécialisations comme activités juridiques, métiers du notariat, à l'université de Caen. Enfin, on peut reprendre des études de droit sans avoir le bac, en passant une capacité en droit.
FAITES DES STAGES ! Pendant son cursus de droit, il est important d'effectuer dès que possible des stages en entreprise et en administration. Ils permettent en effet d'identifier ses affinités avec une voie plutôt qu'une autre: magistrat, greffier, avocat, notaire, huissier, juriste d'entreprise et toute la palette des métiers de la fonction publique accessibles après des études de droit… "La profession d'avocat est très médiatisée, mais finalement assez peu connue, explique le président de la commission formation du Conseil national des barreaux, Jean-François Leca. Il n'y a pas que le procès au pénal… De nombreux marchés se développent pour les avocats en droit de la santé, de l'environnement, de l'urbanisme."
ANGLAIS ET CULTURE GÉNÉRALE Une bonne maîtrise de l'anglais est essentielle, tant pour tenter le concours de l'École nationale de la magistrature que pour une carrière d'avocat d'affaires, et plus encore pour être juriste d'entreprise. "Le juriste d'entreprise est immergé dans le milieu des affaires, désormais international. La grande majorité des échanges avec les directions internationales ou les “business units” sont en anglais. Un stage à l'étranger ou un cursus complémentaire à l'international est quasi indispensable pour animer ou suivre une réunion professionnelle en anglais ", rappelle Anne-Laure Paulet, secrétaire générale de l'Association française des juristes d'entreprise. Enfin, quel que soit le parcours visé, il est primordial de développer au fil de ses études sa propre culture générale du droit. "Il faut lire les articles de presse en se demandant à chaque fois quelles sont les conséquences en droit des évolutions, par exemple en matière d'homoparentalité ou d'adoption, explique Olivier Joullin. La compétence naît d'une réflexion profonde associée à des connaissances techniques." Barbara Pasquier Sciences po' (Paris) a obtenu le droit de préparer officiellement à un double diplôme IEP Paris + master de droit, et offre un cursus préparatoire à l'Ecole nationale de la magistrature
Le collège d'Assas a été créé à la rentrée de 2008. Il s'agit d'un "premier cycle renforcé" réservé aux meilleurs élèves admis à Paris 2 ("Université Panthéon-Assas"). Il fonctionne comme une sorte de "bi licence" droit/éco. Effectifs contingentés (sélection à l'entrée) donc limités. Super encadrement. Typique de la tendance croissante de nombre d'universités à mettre en place, en premier cycle, des cursus sélectifs réservés à une poignée de très bons élèves (les "bi licences par exemple).
Sciences Po, le diplôme qui fait rêverEnquête | | 28.09.11 | 14h09 • Mis à jour le 28.09.11 | 14h12
Sciences Po, c'est un rêve. Un rêve qui se paie cher. Le mercredi ou le samedi, Pierre (qui n'a pas souhaité donner son nom de famille), en terminale dans un grand lycée parisien, enchaîne ses cours avec la prépa. Pour offrir à leur fils une chance supplémentaire d'intégrer un Institut d'études politiques, ses parents ont déboursé 2 000 euros. Parce que Pierre a de l'ambition. "Je voudrais faire l'IEP de Paris. Dans ma classe, précise Pierre, on est huit à suivre une prépa privée, sans compter tous ceux qui présenteront Sciences Po sans." Des candidats comme Pierre, la petite douzaine de classes préparatoires privées ou de prépas à distance en accueille des centaines à cette rentrée Pourquoi un tel investissement pour pouvoir rejoindre la rue Saint-Guillaume, à Paris, ou l'un des huit Instituts d'études politiques (IEP) qui se trouvent en région ? "Pour la renommée, le prestige. Et puis, ces études sont hyper-généralistes", précise le lycéen. Pour sa mère, passée par l'IEP de Paris dans les années 1980, "il est devenu aujourd'hui quasi impossible d'entrer à Sciences Po. Quand je vois ce qu'il faut faire pour passer l'examen, c'est de la pure folie !" En juin 2012, ils seront au total près de 35 000 bacheliers à se presser aux concours et aux différentes voies d'accès qui mènent aux 3 500 places des neuf IEP. Alors évidemment, réussir devient de plus en plus difficile. La barre d'admission à franchir au concours commun à six IEP ne cesse de monter depuis quatre ans et le lancement de ce dispositif (Bordeaux, Grenoble et Paris gardent leurs épreuves). Même une mention très bien au bac ne garantit plus une entrée ! "Pour 18 places réservées à ces mentions, nous avons eu 600 demandes en cinq jours, cet été, à Sciences Po Rennes ", relève Patrick Le Floch, son directeur. "A Lille, notre double diplôme avec l'université du Kent attire à lui seul 500 candidats pour 35 places", constate Pierre Mathiot, le directeur de Sciences Po Lille. "Depuis quelques années, nous remarquons une forte augmentation des candidats aux IEP". "Aujourd'hui, ils sont plus de 10 000 à se présenter au concours commun pour un millier de places", reprend M. Le Floch. A Sciences Po Bordeaux, qui a donc décidé de faire concours à part pour conserver deux niveaux d'entrée (à bac et à bac + 1), "le taux de réussite est d'environ 5 % après le bac et de 7 % pour les bac + 1", indique Vincent Hoffmann-Martinot, son directeur. Pis, l'augmentation des places offertes n'y a rien fait. Le triplement des effectifs en première année à Paris n'a pas entraîné de hausse du taux de réussite, qui reste autour de 5 %. Mais comment justifier un tel engouement ? "Faire Sciences Po permet d'éviter la fac, qui fait encore peur même si elle offre de nouveaux cursus très attractifs, ou une prépa, très difficile", relève Quentin Ariès, modérateur du forum "Sciences Po" de l'Observatoire Boivigny, un site Internet d'information sur l'enseignement supérieur. "Il existe également une sorte de mythe Sciences Po", poursuit-il. Pour Patrick Le Floch, il n'y a pas de mystère. "Les IEP sont l'équivalent des écoles d'ingénieurs pour les sciences sociales. De fait, on peut s'engager dans cette formation pluridisciplinaire sans savoir vraiment ce que l'on veut faire", ajoute-t-il. La formation Sciences Po est "un système intermédiaire entre la grande école et l'université, avec un premier cycle très varié et une logique de lycée, grâce à des "conférences de méthode" organisées en petites classes", considère Sylvain Schirmann, le directeur de Sciences Po Strasbourg. A l'entrée, la sélection permet d'homogénéiser des promotions tout en rassurant, paradoxalement, les parents. "Nos étudiants n'ont pas de problèmes en langue, sont assidus, et de manière générale, ne renâclent pas au travail", ajoute M. Mathiot. Ils bénéficient ensuite d'une année d'études à l'étranger. S'il y a autant de monde à l'entrée, c'est que les débouchés dans les entreprises ou dans la fonction publique sont larges. "A Strasbourg, le taux d'insertion professionnelle de nos étudiants est de 60 % après six mois et 85 % au bout d'un an. Cela dépend bien sûr de chaque discipline. En " finance ", il est plus facile de placer ses étudiants sur le marché du travail qu'en " sociologie du politique". Mais nous sommes aidés par le réseau des anciens", assure M. Schirmann. Si à la sortie l'information principale perçue par les recruteurs c'est le passage par un IEP, quel qu'il soit, tous n'attirent pas autant. Si Sciences Po Paris reste la référence, une hiérarchie est en train de se dessiner entre les six IEP du concours commun. "En matière de premiers voeux, Lille est aujourd'hui l'IEP le plus demandé. Il arrive devant Strasbourg, Rennes, Lyon, Aix et Toulouse", constate Quentin Ariès. Les cas de Bordeaux et Grenoble ne sont pas évoqués puisqu'ils restent hors de ce concours commun, sans pour autant avoir de difficultés à recruter. "Si Lille est plébiscité, c'est pour deux raisons, assure M. Mathiot. La première tient à la taille très réduite de la promotion, qui est limitée à 140 étudiants, et à notre proximité avec l'Ile-de-France, qui génère beaucoup de candidats potentiels. Les autres raisons tiennent à la bonne réputation de l'IEP et de la ville, idéalement placée au coeur de l'Europe." A l'avenir, cette hiérarchie pourrait évoluer. Les IEP veulent désormais grossir et mieux s'installer sur leur territoire. Avec deux objectifs en tête : répondre davantage à la demande croissante et diversifier socialement le recrutement. A Bordeaux, l'objectif est ainsi de passer de 2 000 à 3 000 étudiants en doublant la taille des locaux. Les IEP de Strasbourg et de Lille doivent bientôt déménager dans des locaux plus spacieux, tandis que l'IEP de Rennes veut ouvrir des antennes, en collaboration avec les universités de Caen et Nantes. Enfin, la perspective d'un nouvel IEP en banlieue parisienne veut mettre un terme au malthusianisme actuel de Sciences Po. Ces projets se doublent tous d'une amélioration du lien avec les lycées afin de préparer leurs élèves au concours. Malgré ces efforts, la question de la démocratisation des IEP restera posée. Pour preuve, la politique de Sciences Po Paris, qui est a à la fois de tripler la taille de ses promotions tout en accueillant davantage d'élèves de lycées défavorisés, n'a pas réussi à diversifier de manière radicale son corps social en dix ans. Philippe Jacqué
La prépa à Sciences Po, passage presque obligéEn réservant leur accès aux seuls bacheliers et en avançant le concours d'entrée dès le mois de juillet, Sciences Po Paris et la majorité des Instituts d'études politiques (IEP) n'ont pas réussi à endiguer la montée des préparations privées. Une douzaine d'entre elles trustent le marché, offrant des stages de vacances (plusieurs centaines d'euros) ou des stages sur l'année (pour plus de 2 000 euros). Sont également offertes des préparations à distance comme celle de la Documentation française (420 euros) ou celle du CNED (à partir de 419 euros). Article paru dans l'édition du 29.09.11 15 mars 2011 «Ne pas postuler à Sciences Po, c’est être has been!» Ce cri du cœur, nombreux sont aujourd’hui les élèves à le lancer tant passer par Sciences Po Paris est devenu tendance. Mais Sciences Po c’est également un enseignement de haut niveau et de bonnes perspectives d’emploi. Du moins si on choisit les voies de spécialisation les plus porteuses. Car, vous le verrez, les salaires des débutants peuvent varier quasiment du simple au double selon le master - et le domaine professionnel - choisi.
En octobre dernier, le journal Challenges notait ainsi que “forte de ses 30000 anciens élèves et de ses 8200 cotisants, l’Association des Sciences-Po (Paris) dispose de belles réserves pour soutenir ses membres dans la fonction publique, les entreprises, les médias ou en politique.” Dans ce numéro, qui présentait d’où étaient issus les membres du Who’s Who, cet annuaire de ceux qui comptent en France, “Challenges” notait qu’ils étaient deux fois plus nombreux que les énarques (1847, dont beaucoup passés par Sciences Po) et les les polytechniciens (1338) contre près de 3500 diplômés de Sciences Po. Quatre voies d’entrée à Paris Le concours est loin d’être la seule voie d’entrée. Avoir une mention très bien vous donne par exemple le droit de postuler directement. «Nos quatre voies d’accès correspondent à quatre profils différents, m’expliquait ainsi Hervé Crès, directeur adjoint de Sciences Po Paris. En recevant sur dossier des titulaires d’une mention très bien au bac, nous recrutons d’excellents élèves venus de toute la France qui ont su jouer le jeu du lycée dans toutes les matières. Par l’examen d’entrée, nous recherchons des candidats capables de se concentrer pendant deux jours sur des épreuves difficiles: en maths par exemple, il faut travailler sur un seul problème pendant 3 heures, pas sur de petits exercices.» Quant aux fameuses conventions d’éducation prioritaires, elles permettent à l’institut de la rue Saint-Guillaume d’aller à la rencontre de jeunes «qui ont un grand potentiel, ont souvent d’ailleurs obtenu une mention très bien au bac, mais n’auraient pas imaginé par eux-mêmes possible d’entrer à Sciences Po». Enfin, la voie internationale permet d’intégrer 30% d’étrangers (40% avec les échanges) et de créer la «diversité culturelle que nous estimons aujourd’hui indispensable». Une école leader Une fois reçus à Sciences Po Paris, les étudiants y suivent un cursus de cinq ans qui leur permet d’acquérir une grande culture générale avant de choisir une spécialisation dans l’un des 14 masters (affaires européennes, carrières judiciaires et juridiques, finance et stratégie, etc.). Il est également possible d’intégrer Sciences po en master mais il est dommage de rater une troisième année qui se déroule obligatoirement à l’étranger et reste pour toujours le meilleur souvenir des étudiants. Ils peuvent en effet se rendre dans les plus grandes universités du monde grâce à la notoriété d’une école qui, si elle n’en est pas moins grande, se revendique comme une université sélective avec un statut de «grand établissement». Mais pourquoi choisir Sciences Po et pas HEC ou l’Essec par exemple? A cette question, Hervé Cres, lui même ancien directeur de la grande école d’HEC, me répondait ainsi: «La question est d’abord celle ou non de la classe prépa. A Sciences-Po, les élèves trouvent un environnement international et diplômant quand les prépas sont franco-françaises et non diplômantes. Ensuite, tout dépend de sa vocation. Pour étudier la communication ou les affaires internationales, il est logique de venir chez nous. Dans les masters où nous sommes en concurrence avec les grandes écoles de commerce, comme le marketing ou la finance, nous ne proposons pas les mêmes méthodes. Nous insistons par exemple sur l’histoire pour comprendre le présent. En ces temps où les questions collectives redeviennent centrales, le modèle Sciences Po a le vent en poupe!» Pas qu’à Paris! Pas que dans les IEP! A côté de Sciences Po Paris, il existe huit autres IEP (instituts d’études politiques) à Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse, dont six recrutent sur un concours commun. S’ils stigmatisent souvent le développement en région de leur grand frère parisien, ils mesurent aussi combien le buzz continu autour de la marque Sciences po leur est profitable et l’abordent donc fièrement sur leurs sites. “Le Monde” y revient dans un dossier spécial du dernier “Monde Education”. Et, on en parle finalement assez peu, les sciences politiques sont largement enseignées en dehors des IEP. Une université comme Nanterre propose ainsi une licence en science politique accessible à bac+1 puis un master en travail politique et parlementaire dont la réputation n’est plus à faire. A l’université de Clermont-Ferrand, vous pouvez vous spécialiser en science politique pendant la 3ème année de votre licence de droit. Il n’y pas que Sciences po pour faire des sciences politiques… Les différentes voies d'admission A bac + 0 c'est-à-dire pour les bacheliers de l'année, un seul concours permet de se présenter aux écoles de Lille, Rennes, Lyon, Strasbourg, Toulouse, Aix. Les IEP de Bordeaux, Grenoble et Paris conservent toujours leur concours propre. Dans tous les cas, les candidats sont jugés sur 3 épreuves : questions contemporaines ou actualité, langue vivante et histoire. A Bac + 1, il reste la possibilité d'entrer sur concours en 2ème année de tous les IEP sauf Bordeaux et Paris. L'IEP de Bordeaux est le seul à recruter à Bac + 3 en troisième année. Le concours d'entrée en 4ème année est, lui, doublé d'un entretien de motivation. Une année passée à l'étranger est exigée. Avec mention TB : Sciences-Po Paris : http://admissions.sciences-po.fr/fr/college-france-dispense Une formation faite pour les élèves de ES Etudiants admis par filière Bac ES - 55,8% Bac S - 31,1% Bac L - 13,3% Sur 10 000 candidats pour les 6 IEP au concours commun, 1 000 reçus. 54,1% des reçus sont entrés après le bac et 45,9% à Bac + 1 an. 44% avaient eu le bac mention TB, 37% le bac mention B, 12% le bac mention AB et 13% le bac mention Passable. Depuis 2002, les IEP étalent leur cursus sur 5 années : un premier cycle pluridisciplinaire de 3 ans, nommé "collège universitaire" suivi de 2 années de spécialisation. Le passage à la mestérisation a développé la professionnalisation et a multiplié les offres de masters. "Stratégie des échanges culturels internationaux", gestion du sport et développement territorial", analyse des conflits et construction de la paix", "management de l'innovation sociale"...Désormais chaque IEP propose une quinzaine de spécialisations au moins en 5ème année. Mais que deviennent-ils? Selon l’enquête d’insertion de Sciences Po Paris portant sur l’ensemble ses diplômés 2009 et 2008, ils se sont intégrés dans le monde du travail dans les secteurs suivants : - Finance / Comptabilité / Gestion administrative 21%
- Conseil 17%
- Marketing / Communication 13%
- Relations internationales / Sécurité 10%
- Juridique 7%
- Ressources humaines 4%
- Direction et gestion d’entreprise 4%
- Enseignement et recherche 3%
- Environnement 3%
- Edition 3%
- Aménagement / Urbanisme 3%
- Santé et social 2%
- Production / Logistique 2%
- Achats / Ventes 2%
- Autres 6%
1 an après l’obtention du diplôme, ils sont (ou étaient pour la promotion 2008 qui a plus souffert de la crise lors de son insertion professionnelle): Promotion 2009 Promotion 2008 - CDI 53% 53%
- Fonctionnaire 16% 5%
- Agent contractuel
- du service public 11% 6%
- Indépendant et
- création d’entreprise 4% 8%
- Total emploi stable 84% 71%
- CDD 15% 23%
- VIA/VIE 1% 6%
Quant à la rémunération moyenne, elle dépend (fortement !) du master préparé. Là aussi, les effets de la crise de 2008 se font sentir puisque la moyenne du salaire moyen 2009 est de 3300 euros supérieure à celle du salaire moyen des diplômés de 2008 : 37,1 k€ bruts annuels contre 33,9 k€ bruts annuels en 2009. Avec de fortes différences en fonction du sexe 34,4 k€ bruts annuels pour les femmes (il est vrai moins présentes dans les masters les plus rémunérateurs) et à 41,1 k€ bruts annuels pour les hommes. Le salaire moyen 1 an après l’obtention du diplôme (promotion 2009) - Ecole de droit - Droit économique 52 344
- Finance et stratégie 47 237
- Economics and public policy 44 833
- Gestion des ressources humaines 40 652
- Affaires européennes 36 609
- Affaires internationales 36 219
- Urbanisme 35 847
- Affaires publiques 33 396
- Ecole de la communication 31 773
- Stratégies territoriales et urbaines 31 368
- Marketing et études 30 340
- Ecole de journalisme 29 719
- Ecole de droit - Carrières judiciaires et juridiques 28 833
Points forts et points faibles vus par l’Aeres
A tous ceux qui veulent se faire une opinion précise sur l’IEP (institut d’études politiques) de Paris, je conseille la lecture du rapport 2008 de l’Aeres (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur). En résumé, l’Aeres décrivait ainsi les points forts de Sciences Po Paris : - des marges de manoeuvre conférées par un statut juridique singulier mêlant droit privé et droit public ;
- une gouvernance centralisée solide et incontestée au service de la diffusion d’une culture d’entreprise en interne ;
- une adhésion forte des personnels à la politique de l’établissement ;
- la réputation des formations ;
- un projet éducatif fondé sur une vision « humaniste » ;
- une grande capacité de réactivité au changement et d’innovation ;
- une aptitude à se situer dans les réseaux de pouvoir et à assurer une communication institutionnelle efficace ;
- la capacité effective de lever des fonds auprès d’acteurs privés ;
- une attractivité pour des professionnels de haut niveau ;
- un engagement déterminé à l’international.
Et ses points faibles : - une démarche insuffisamment prospective sur les conséquences internes et externes induites des changements projetés ;
- l’insuffisante lisibilité sur les conséquences pédagogiques des délocalisations et de l’extension sur Créteil ;
- une relative inadaptation de la gouvernance de la recherche aux projets de Sciences Po ;
- un potentiel de recherche insuffisant et déséquilibré dans les disciplines ;
- un potentiel d’enseignants permanents insuffisant au regard des projets de développement, tant en formation initiale qu’en formation continue ;
- des tensions potentiellement stérilisantes entre, d’une part « l’excellence et l’ouverture » et, d’autre part « discipline et thématique » ;
- une diversité excessive de l’insertion professionnelle et de la reconnaissance des diplômés;
- des instruments de pilotage et un système d’information globalisé encore très perfectibles (manque de reporting) ;
- une gestion globalement maîtrisée mais déraisonnable au niveau de certains coûts de fonctionnement.
Tout le monde aime les sciences politiques !
"Ne pas postuler à Sciences-Po, c'est être has been !" Ce cri du cœur, nombreux sont aujourd'hui les élèves à le lancer, tant Sciences Po est devenu tendance! Comment intégrer ? "Pour réussir le concours, il faut un fonds de culture générale, qui n'est pas demandé au lycée", explique Jean-Marie Bodinier, professeur d'histoire et pilier de la fameuse prépa (ex-Lakanal) de la Maison d'éducation de la légion d'honneur, où il prépare, depuis 10 ans, les futurs lauréats des concours d'IEP. "Certains sont mieux préparés que d'autres grâce à leur milieu familial ou grâce à leur lycée, mais cela ne suffit pas, insiste-t-il. Il faut avoir de l'appétit intellectuel. être agile avec les savoirs, rigoureux. Que vous ayez une culture générale ou pas, c'est essentiel, car un bon bachelier peut l'acquérir au prix d'importants efforts." Mais le concours est loin d'être la seule voie d'entrée. Une mention "très bien" au bac vous permet de postuler directement; une fois reçus, les étudiants suivent un cursus de 5 ans avec une spécialisation dans l'un des 14 masters. Il est également possible d'intégrer en master pour 2 ans. Pas qu'à Paris ! À côté de Sciences-Po Paris, il existe huit autres IEP (instituts d'études politiques), à Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse, dont 6 recrutent sur un concours commun. S'ils stigmatisent souvent le développement en région de leur grand frère parisien, ils profitent aussi du buzz continu autour de la marque Sciences-Po et l'abordent donc sur leurs sites. Pas que dans les IEP ! On en parle peu, mais les sciences politiques sont largement enseignées en dehors des IEP. L'université de Nanterre propose ainsi une licence en science politique accessible à bac+1 puis un master en travail politique et parlementaire, dont la réputation n'est plus à faire Et l'ENA ? Longtemps, l'École nationale d'administration a été considérée comme l'unique antichambre du pouvoir à la française. Si la majorité des hommes politiques en vue sont passés par ses bancs, d'autres profils se sont imposés dans les entreprises. Ouvert chaque année sur concours à environ 80 étudiants (en théorie, de niveau bac+3, dans les faits plutôt de master), son cursus dure 2 ans à Paris et Strasbourg. Rémunérés comme fonctionnaires dès leur entrée dans l'école, les diplômés s'engagent à servir l'État au moins 10 ans. Grégory Danel et Olivier Rollot
Sciences po Paris, HEC, Dauphine : tableau comparatifSi l'IEP parisien dispose du même modèle de formation que ses homologues en région, il ne joue pas dans la même cour, qu'il s'agisse du nombre d'étudiants (presque autant que les 8 IEP réunis) ou de la renommée auprès des recruteurs. Nous avons donc pris le parti de le comparer à 2 institutions similaires en termes de débouchés : HEC et l'université Paris-Dauphine.
| Sciences po Paris | Paris-Dauphine | HEC | Structure
| | Nombre d'étudiants (1) | 7835 | 7201 | 2028 | | Taille moyenne d'une promo | 1567 | 1440 | 507 | | Nombre de professeurs permanents | 200 | 271 | 139 | | Frais de scolarité (1re année) (2) | 0 à 9.300 € | 460 € | 11.900 € | Recrutement
| | Mention TB (%) | 81 % | 27 % | 72 % | | Mention B (%) | 15 % | 51 % | 22 % | | S (%) | 40 % | 74 % | 61 % | | ES (%) | 46 % | 26 % | 31 % | | L (%) | 14 % | 0 % | 6 % | | Bac technologiques | 0 % | 0 % | 2 % | | Boursiers français (CROUS) (%) | 21 % | 17 % | 10 % | | Étudiants internationaux (%) | 30 % | 7 % | 20 % | Recherche
| | Nombre de doctorants (2010) | 473 | 483 | 82 | | Nombre de chercheurs | 200 | 300 | 115 | | Nombre de publications (2010) | 183 | 130 | 116 | Insertion à un an du diplôme
| | En emploi | 60 % | N.C (*)
| 89 % | | Dont % de diplômés à l'étranger | 30 % | N.C (*)
| 30 % | | En poursuite d'études | 32 % | N.C (*)
| 7 % | | En recherche et autres | 8 % | N.C (*)
| 4 % | | Salaire moyen (annuel brut) | 37.100 € | N.C (*)
| 50.845 € |
(1) Il s'agit des étudiants du diplôme de Sciences po et du programme "grande école" de HEC (2) Les boursiers sont exonérés de frais d'inscription dans les 3 établissements. Sciences po et HEC délivrent d'autre part des bourses à leur étudiants les moins favorisés. A Dauphine et Sciences po, les frais augmentent en master. A Dauphine, les frais de scolarité sont, pour une part des étudiants de 232 € (frais nationaux de master), et vont de 500 à 4.000 € pour les étudiants inscrits dans les "diplômes de grand établissement" (principalement dans le domaine de la finance). A Sciences po, les frais de scolarité vont de 0 à 13.000 € en master. A noter : si les frais de scolarité sont de 460 € les deux premières années à Dauphine (diplôme de grand établissement), ils sont de 177 € en troisième année (droits nationaux de licence). (3) Pour HEC, la filière d'origine des admis correspond aux prépas scientifiques, commerciales, littéraires et technologiques.
(*) L'enquête insertion de l'université Paris-Dauphine porte sur les diplômés à 24 mois du diplôme. A cette échéance, ils sont 94,6 % en emploi. La durée médiane d'accès à l'emploi est de deux mois. Le niveau de rémunération moyen d'un titulaire de CDI (soit 90% des diplômés en poste) s'élève à 48.000 € brut par an.
Camille Stromboni Novembre 2011
Comment préparer votre concours Sciences po Comment se préparer à intégrer un Institut d'études politiques (IEP) ? La sélection est rude. A Sciences Po Paris, ils étaient plus de 4 000 candidats à se présenter cette année au concours d'entrée pour intégrer une première année, seuls 385 élèves ont été admis, soit un taux de succès inférieur à 10 %. Les IEP de province apparaissent tout autant sélectifs. Quelque 10 000 candidats ont passé, lors de la dernière rentrée, le concours commun des six IEP (Aix, Lille, Rennes, Toulouse, Strasbourg et Lyon), pour 1 100 admis. Les deux IEP restants, Grenoble et Bordeaux, affichent des taux de succès aux concours d'entrée en première année respectivement de 11,5 % et 6 %. Jusqu'à présent, environ la moitié des candidats avaient effectué une première année d'études supérieures. Parmi eux, beaucoup avaient fait une classe préparatoire aux grandes écoles (le plus souvent hypokhâgne), d'autres une préparation privée spécifique. Contrairement aux premières, gratuites dans le public, les secondes sont particulièrement coûteuses ; leur prix peut atteindre, pour une année, de 6 000 euros à 7 000 euros à Paris, de 3 000 euros à 4 000 euros en région. Ces préparations étaient néanmoins recherchées par les familles aisées dans la mesure où elles sont censées augmenter les chances de succès. Ainsi, parmi les plus en vue, l'Institut de préparation aux examens et concours (ISTH), installé dans le 16e arrondissement de Paris, annonce des taux de réussite au concours 2008 de l'IEP de Paris de 20 %, et le groupe Ipesup (Institut privé de préparation aux examens et concours de l'enseignement supérieur), lui aussi à Paris, 26 %. Cette année, ce marché s'est tari, avec la décision de l'IEP de Paris de réserver son concours d'entrée aux seuls bacheliers de l'année, excluant ceux qui avaient poursuivi leurs études une année de plus. "L'idée était de démocratiser davantage l'accès à Sciences Po, car les classes préparatoires aux grandes écoles concentrent des élèves issus de classes aisées, explique Richard Descoings, son directeur. Et il y a une logique intellectuelle à passer d'hypokhâgne à khâgne, les élèves pouvant ensuite nous rejoindre au niveau master." Du coup, les préparations privées sur une année ne ciblent désormais que les seuls IEP de province dont les concours restent accessibles aux bac + 1. Pour s'adapter aux concours de Sciences Po Paris, elles proposent désormais aux élèves de terminale une préparation en demi-journée, le samedi ou le mercredi. Ipesup a lancé la formule en 2007 (2 200 euros), et l'ISTH en 2008 (1 800 euros). En outre, les stages hebdomadaires et d'été se multiplient. De nombreux organismes les proposent dès les vacances de Toussaint. Leur coût varie de 600 euros à 1 500 euros, suivant la durée des stages. Face à ces pratiques très onéreuses, les offres sur Internet peuvent représenter une alternative. Ainsi, les six IEP de province ont décidé de lancer une préparation sur le Web à leur concours commun (www.tremplin-iep.fr) pour 390 euros (250 euros pour les boursiers). "Les concours des IEP, très sélectifs, alimentent une marchandisation de la prépa de plus en plus insupportable sur le plan des principes qui va à l'opposé d'une démarche de démocratisation, déplore Pierre Mathiot, directeur de l'IEP de Lille. Nous avons établi un cahier des charges de ce qui nous semblait une prépa de qualité." La Documentation française propose également, depuis 2005, en partenariat avec Sciences Po Paris, une préparation en ligne. Elle assure un tutorat et un programme de travail personnel permettant une progression pédagogique. Le prix s'élève à 420 euros pour une préparation de mi-octobre à juin et à 379 euros pour une préparation pendant l'été. Cette dernière ne concerne que l'IEP de Paris dont le concours a lieu fin août alors que les IEP de province organisent leurs concours fin juin. Sciences Po Paris peut, sur critères sociaux, prendre en charge le coût des formations. Pour le concours 2007, le taux de réussite, tous IEP confondus, était de 14 % et, en 2008, 80 élèves ont réussi le concours d'entrée à Sciences Po Paris. Le Centre national d'enseignement à distance (CNED) offre, lui aussi, une préparation en ligne. Elle démarre dès la classe de première pour ceux qui souhaitent se familiariser (295 euros) ou en terminale (335 euros) avec une formation en quatre modules. Il faut compter 190 euros supplémentaires pour deux galops d'essai (simulation en temps réel de l'examen). "L'arrivée d'Internet a permis d'humaniser et de mieux encadrer l'enseignement à distance, observe David Muller, responsable de la formation. Les forums permettent de constituer de véritables classes virtuelles, les élèves entrent en contact entre eux ainsi qu'avec le professeur tuteur." Selon lui, 25 % à 30 % des élèves admis à Sciences Po Paris, en 2007, sur mention très bien au bac ou sur concours, avaient suivi la formation du CNED. (Source : Martine Laronche, Le Monde du 4 décembre 2008)
Sur Internet : Tout savoir sur les IEP www.cned.fr www.tremplin-iep.fr
UNE EVALUATION DES IEP
Le règlement intérieur du concours
Les épreuves du concours communLes trois épreuves écrites se déroulent le même jour sur chacun des six sites. Au programme :
> Une dissertation d’histoire (trois heures, coefficient 3). Cette épreuve porte uniquement sur le programme de terminale, c’est-à-dire de 1945 à nos jours.
> Une dissertation sur les questions contemporaines (trois heures, coefficient 3). En 2008, les deux thèmes à préparer étaient l’environnement et les identités. Pour le concours 2010, les deux thèmes sont la vieillesse et les medias. Les candidats doivent réviser l’actualité de l’année civile en cours. Les correcteurs jugeront la qualité de l’expression, ainsi que les connaissances en philosophie, en géographie et en économie.
> Une épreuve de langue au choix (une heure et demie, coefficient 2) : anglais, allemand, espagnol ou italien. Elle comprend trois exercices de compréhension, d'expression et de grammaire mais pas de QCM. Plus d'infos sur http://concourscommun.iep.fr.
Bon à savoir : la moyenne des notes obtenues au bac est également prise en compte (coefficient 1). La note 0 n'est plus éliminatoire. Les frais d'inscription au concours s’élèvent à 180 €, et à 60 € pour les boursiers. Les inscriptions sont ouvertes de mars à juin (jusqu’au 2 juin pour l’édition 2009), tandis que le concours se déroule en juillet (le 3 juillet pour l’édition 2009) avec la publication des résultats trois semaines plus tard (le 22 juillet pour l’édition 2009), et une rentrée en septembre.
Les épreuves de l’IEP de BordeauxL’établissement propose deux types d’admission en première année. Un concours pour les bac + 0
Celui-ci comporte trois épreuves. > Une dissertation de culture générale à partir de trois ou quatre documents relatifs aux problèmes politiques, économiques et sociaux (trois heures, coefficient 2). Attention : il ne s’agit ni d’un résumé ni d’une note de synthèse, et les connaissances extérieures sont les bienvenues. En 2007, le dossier portait sur le thème de l’engagement politique des femmes et, en 2006, sur le travail. > Une épreuve d’histoire et de géographie (une heure chaque, coefficient 2). Il s’agit de questions de cours, une question à traiter au choix parmi deux proposées dans chaque matière. Le programme est celui de terminale. Exemple : la Guerre froide, la France et la Ve République, la décolonisation et ses conséquences, etc. Les sujets de géographie sont différents selon les séries du bac. > Une épreuve de langue vivante (une heure et demie, coefficient 1), en anglais, allemand, espagnol, italien, russe ou portugais. L’épreuve comporte des questions de compréhension, une version et un essai à partir d’un texte. À retenir :
> Taux de réussite en 2008 : 6 %. Un concours pour les bac + 1 Il comprend : > Une dissertation de culture générale (trois heures, coefficient 2), sur un thème d’actualité relatif aux problèmes politiques, économiques et sociaux, permettant de déceler les qualités de réflexion, de composition et de style des candidats. Par exemple, "le pouvoir de la rue". > Une épreuve de spécialité (deux heures, coefficient 1) à choisir parmi les cinq suivantes : droit constitutionnel et institutions politiques, économie (histoire des faits politiques, histoire de la pensée économique, économie politique), géographie (la France en Europe et dans le monde, l’espace mondial), histoire (le monde du milieu du xixe siècle à nos jours), mathématiques et statistiques. Vous devrez répondre à plusieurs questions. > Une épreuve de langue vivante (une heure trente, coefficient 1), en anglais, allemand, espagnol, italien, portugais ou russe, avec des questions de compréhension, une version et un essai à partir d’un texte. À retenir :
> Taux de réussite en 2008 : 8 %. > Préinscription sur le site Internet de l’ IEP.
Les épreuves de l’IEP de GrenoblePour l’admission en première année
Le concours est ouvert aux bacheliers 2008 et 2009. D’une durée totale de cinq heures, il comporte :
> Une épreuve de quatre heures (coefficient 3) sur un ouvrage d’histoire contemporaine. Avec deux questions sur l’ouvrage et une dissertation d'ouverture sur l'histoire et l'actualité. Son titre est donné sur le site www-sciences-po.upmf-grenoble.fr. Pour l'édition 2009, il s'agit de l'ouvrage "La force du nombre. Femmes et démocratie présidentielle", de Mariette Sineau.
> Une épreuve d’une heure en langue étrangère (coefficient 1). Au choix : allemand, anglais, espagnol ou italien.
Attention, la note 0 à l’une des épreuves est éliminatoire. La date du concours pour l’édition 2009 : le 6 juillet. Les inscriptions sont ouvertes du 6 mars au 15 juin 2009 (16h00).
Pour l’admission en deuxième année
Ouvert aux étudiants de niveau bac + 1 au minimum (validé dans le cadre d’un cursus habilité par l’Éducation nationale ou admis à passer en deuxième année d’une classe préparatoire), ce concours comportent plusieurs épreuves :
> Une note de synthèse (trois heures, coefficient 2).
> Une épreuve sur ouvrage (trois heures, coefficient 2). Ce dernier est différent selon la section choisie par le candidat (section Economique et financière ; Politique ; Politique et économies sociales ; Service public) Voir le titre des ouvrages en 2009
> Une épreuve de langue étrangère (une heure, coefficient 1), en anglais, allemand, espagnol ou italien (questions de compréhension, grammaire et essai).
Attention, une note inférieure à 8/20 à l’une des épreuves est éliminatoire. Les dates du concours pour l’édition 2009 : le 27 avril.
À retenir : > Taux de réussite 2008 : 11 %.
Sciences po à la fac ?
1. Croire que faire une formation universitaire en sciences politiques (de type master) ou préparer le master de Sciences po' dans un IEP c'est la même chose ("pourquoi m'embêter à aller en IEP si je peux avoir un master sciences po' à l'université ?" écrit cet élève) est bien sur une grosse erreur d'apprécation. Ni la "valeur marchande" de ces diplômes sur le marché du travail, ni les méthodes et contenus de la fotrmation, ne seront comparables. Pour être clair : "il n'y a pas photo" entre une formation de type grande école telle que celle que l'on dispense dans les IEP, et les formations universitaires. S'il a le choix, il a évidemment intérêt à choisir l'IEP ! Je ne dis pas que les masters universitaires sont de piètre qualité, je dis clairement que les masters des IEP c'est nettement le cran du dessus. 2. Les différences entre les diverses licences signalées sont réelles. Certaines sont "purement" juridiques : c'est le cas de celle de "droit et sciences politiques mention droit" de Lyon 3, les deux autres (et tout particulièrement l'autre licence de Lyon 3), sont nettement plus pluridisciplinaires, et à orientation Sciences po'. En dehors de Lyon 2/Lyon 3, on peut préparer une licence de sciences politiques à Amiens, Antilles, Lille 2, Montpellier 1, Paris 1, Paris 2, Paris 8, Paris 10, Rennes 1, versailles et l'IECS et à l'Institut catholique d'études supérieures de La Roche sur Yon. Bien entendu, il faudra ensute prlonger en master (professionnel ou recherche : près de 100 possibilités de spécialisations en France, dans diverses universités) 3. Les "prépas sciences po" dans le cadre des prépas littéraires (avec concours en fin d'hypokhâgne), c'est normalement fini, les IEP n'autorisant plus les bac + 1 à se présenter aux concours niveau bac ! En fait, ce qui est maintenu, c'est une possibilité de parcours pour passer les concours d'entrée en deuxième année. Attention : c'est une porte très étroite, le nombe des places proposées à ce niveau de recrtement étant nettement plus modeste que pour les concours "niveau bac" ou "bac + 3". | |